Comment identifier une hémorragie ?

L’hémorragie interne est donc le principal problème posé par l’hémophilie. 

Il est important de la repérer rapidement et cela est parfois difficile, car la cause n’est pas toujours apparente. 

Lorsque l’enfant ne se plaint pas, soit parce que sa résistance à la douleur est plus grande, soit parce qu’il a peur de se faire gronder pour avoir pris des risques inutiles, un ensemble de signes comportementaux peuvent aider à repérer un saignement en cours : 

  • l’enfant adopte une attitude antalgique, en laissant l’un de ses membres en flexion et/ou maintient celui-ci contre lui ;
  • lors de ses mouvements, il économise son articulation douloureuse et  la met au repos,  il boite ;
  • il se referme sur lui-même, il est de mauvaise humeur, il pleure.

Le jeune enfant, peut néanmoins, éprouver des difficultés à localiser précisément sa douleur, il  parlera alors davantage d'une gêne, d'une tension, de picotements. En cas d'hémarthroses, le gonflement de l'articulation peut s'observer. 

D’une manière quotidienne, l’enfant hémophile nécessite donc un peu plus d’attention qu’un autre enfant. Les parents et l’enfant hémophile sont le plus souvent très bien informés sur la maladie :

  • pour les parents, de part leur expérience et la connaissance qu'ils ont de leur enfant et de son hémophilie.
    Il  existe, également, des stages de formation pour apprendre à gérer la pathologie au quotidien, des possibilités de rencontres avec d’autres familles (partage d’expériences ….) : ETP - Education thérapeutique du patient.
  • pour l'enfant hémophile, il connaît, en général, sa maladie, surtout lorsqu'il atteint une certaine maturité.
    L'apprentissage de l’«auto-traitement» peut débuter vers 10 ans, plus tôt ou plus tard selon les enfants : reconnaissance et identification d'une hémorragie, de sa localisation, de sa gravité, évaluation de la nécessité ou pas d'une injection, apprentissage du geste de l'injection.

Il ne faut jamais douter de l’enfant qui se plaint.

Si l’enfant dit avoir mal, il faut le croire même si vous ne voyez rien.